Mohombi « Ça Me Fait De La Peine De Constater Que Mes Confrères Vivent Dans La Misère »

À l’occasion de la célébration de la journée africaine des droits d’auteur, l’Administration congolaise des droits d’auteur ( ADACO) a organisé une conférence sur la problématique des droits d’auteur en République Démocratique du Congo. Présent à cet événement qui a eu lieu à Kinshasa, Mohombi, chanteur congolais et administrateur de l’ADACO, a dénoncé le fait que plusieurs artistes congolais vivaient dans la misère alors qu’ils ont déjà produit des œuvres qui devraient générer des centaines de milliers de dollars américains.

« Ça me fait de la peine de constater que mes confrères vivent dans la misère. C’est inacceptable. Tout cela, c’est parce que nous n’avons pas des structures, nous n’avons pas des méthodes qui correspondent aux normes internationales et à la loi en la matière. Nous avons pris, à l’ADACO, cette responsabilité en créant une société qui va servir d’éducateur avant tout. Parce que c’est bien d’avoir des droits mais si on ne les connait pas, on n’a rien.», a dit Mohombi.


Tout en estimant que la gestion des droits d’auteur en RDC avait besoin d’une réforme, Mohombi a invité les autorités congolaises à appliquer les textes légaux internationaux sur le droit d’auteur afin que les artistes vivent de leurs œuvres. Pour lui, on ne peut pas demander à l’artiste d’être le créateur et l’administrateur.

« Je pense que c’est trop demander aux artistes que de les obliger d’être non seulement des créateurs mais aussi des régulateurs et connaître toutes ces autres fonctions administratives. Moi je me retrouve aujourd’hui parce que j’ai 22 ans d’expérience mais au début je ne savais pas où aller, c’est quoi le droit d’auteur ? Ce sont des questions que je me posais moi-même. J’ai acquis la connaissance autre que celle d’un artiste.», estime la star congolaise.

Célébrée le 14 septembre de chaque année, la journée africaine des droits d’auteur a pour but de réunir les créateurs et les organisations qui les représentent pour une vaste campagne de sensibilisation du public africain sur le sujet du droit d’auteur peu maîtrisé par le plus grand nombre.

Moïse MAKANGARA / Allokinculture

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